Liberté de presse ou censure

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Date: 2 août 2016
Auteur: Daniel Nadeau

Dans la foulée des derniers attentats terroristes tant aux États-Unis, en Allemagne qu’en France, un nouveau débat relativement au traitement de ces événements par les médias s’est ouvert. Tout particulièrement en France où l’on s’est questionné sur le fait qu’il valait peut-être mieux de pas donner trop d’importance à ces événements puisque c’est là une partie de la récompense des terroristes.Breaking news Parler et montrer ces événements sont un peu une façon d’encourager la perpétration de nouveaux actes terroristes. Doit-on pourtant ignorer ces faits et ne pas les porter à l’attention du public? J’en doute. De toute manière, avec la popularité aujourd’hui des médias sociaux, il suffirait que les médias traditionnels occultent ce type d’événement pour que cela leur soit reproché.

Le terrorisme se nourrit des médias et malgré tout cela ne justifie pas selon moi la censure. Il faudrait cependant peut-être réfléchir à de nouvelles façons pour traiter ces sujets. Souvent les images en boucle, toujours les mêmes, donnent l’impression que la terreur est plus grande qu’elle ne l’est en réalité. Lavage de cerveauAussi, nommer le nom des victimes plutôt que celui des terroristes est une voie à explorer pour humaniser ces événements barbares et inhumains.

Il n’y a pas de solutions miracles. Les démocraties souffrent du défaut de permettre beaucoup de liberté à leurs citoyennes et à leurs citoyens. C’est d’ailleurs l’un des grands sujets irréconciliables avec la vision des fous d’Allah. Nous ne sommes pas pour taire les événements, mais il faut les situer dans leur contexte et tenter d’en expliquer les tenants et les aboutissants sans pour autant donner dans le spectacle.

C’est à mon sens le plus grand défaut de la couverture des médias des événements terroristes qui se produisent à répétition partout en Europe, au Moyen-Orient, en Asie, en Afrique et en Amérique. Il faut expliquer sans donner dans le spectaculaire, montrer sans inciter à recommencer. Une mission difficile, mais c’est le prix à payer pour maintenir la liberté de presse sans la censure…

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