L’effet des sondages sur l’opinion publique

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Date: 31 août 2017
Auteur: Daniel Nadeau

Dans quelques semaines, ce sera la rentrée parlementaire à Québec. Toutes les formations politiques réunissent leur caucus de députés, se préparent et fourbissent leurs armes pour ce que deviendra l’actualité politique de demain. Aujourd’hui, le Parti québécois de Jean François Lisée tient cette rencontre. Plus tôt cette semaine, c’était à François Legault et à sa formation politique, la Coalition avenir Québec, de faire de même à Shawinigan. Le weekend dernier, Québec Solidaire et ses trois députés ont fait de même à Orford.

Ces rencontres de caucus de députés sont des passages obligés en politique. En soi, ils servent à nourrir la bête de l’actualité et à rythmer la couverture de la politique par les médias. Cette année, les réunions des caucus de chaque formation politique ont une saveur particulière, car nous entamons le dernier droit de la vie politique parlementaire avant les élections qui se tiendront d’ici un an. La rentrée de cette année portera largement sur la crise des migrants à nos frontières ainsi que sur les questions liées à l’identité. Des choix faits par le gouvernement libéral de Philippe Couillard afin de mettre en œuvre sa politique de division du vote sur la base de l’identité tout en opposant, espère-t-il, les autres formations politiques. Le début des travaux prochains sur la discrimination systémique d’une commission prêche dans ce sens. Opposer les autres formations politiques aux valeurs universelles pour s’en faire le seul et unique thuriféraire. Bien pensé, mais pas jouable monsieur Couillard aurions-nous envie de lui dire.

Ce qui est assez exceptionnel dans la conjoncture politique et qui marquera cette rentrée c’est la présence d’un gouvernement en attente devant les politiques libérales des quinze dernières années. Un gouvernement en attente qui propose des solutions concrètes aux problèmes du Québec. En santé, en famille, en matière de développement économique, de développement des régions, d’éducation ou encore de langue et de défense des intérêts du peuple québécois. Ce gouvernement en attente n’est pas la formation politique du Parti québécois de Jean-François Lisée qui s’étourdit à force de changer de position sur les différents enjeux auxquels est confronté le Québec. Ce gouvernement en attente sera dirigé par François Legault, chef de la formation Coalition avenir Québec.

Ce n’est pas moi qui affirme cela, mais plutôt les divers sondages publiés depuis six mois qui placent la Coalition avenir Québec à quelques points des libéraux tout en lui donnant un avantage marqué auprès du vote francophone. Cela devrait faciliter la tâche à monsieur Legault et à son organisation pour recruter des candidats de qualité dans toutes les régions du Québec. Malgré tout, le chemin sera long pour toutes les formations politiques d’ici l’élection. La Coalition avenir Québec se retrouve dans la mire de tous. Les erreurs ne sont pas permises. Les sondages favorables de l’opinion publique constituent un défi supplémentaire à l’excellence pour tous partis politiques. La CAQ de François Legault ne fait pas exception. La période qui commence est celle où l’on pourra voir ce qu’ont cette formation politique et son chef dans le ventre…

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