Le courage de défendre ses convictions

--

Date: 7 juin 2019
Auteur: Daniel Nadeau

Hier, 6 juin, les chefs d’État des pays victorieux en 1945 étaient en France pour commémorer le 75e anniversaire du débarquement des forces libres sur les plages de Normandie.

Qui se rappelle aujourd’hui que des milliers de jeunes hommes de moins de 25 ans pour une très grande majorité ont donné leur vie pour défendre nos droits et nos libertés. Ils ont donné leur vie pour défendre le droit de s’exprimer librement, pour défendre l’égalité entre tous les hommes, quelles que puissent être leur couleur et leur origine. Des jeunes hommes qui ont donné leur vie pour nous et pour notre mode de vie.

Qui de nos jours se soucie des causes et des origines de la Deuxième Guerre mondiale ? Qui cherche à comprendre ce qui a mené le peuple allemand à donner son accord tacite à Adolf Hitler qui s’est soldé entre autres par l’extermination de six millions de juifs dans une opération réfléchie et de type industriel ?

En notre époque de relativisme extrême où l’on cherche à égaliser toutes les souffrances en utilisant des mots forts à toutes les sauces, il n’est pas certain que l’on prenne bien la mesure de l’héritage que nous ont légué ces milliers de jeunes hommes au prix de leur vie. Il est heureux que les Français se souviennent eux du sacrifice de nos ancêtres canadiens. Dans mes excursions sur les plages de Normandie et mes pérégrinations dans les restaurants et les bars, plus d’une fois des gens rencontrés me témoignaient leur reconnaissance pour avoir contribué à leur libération en 1945. C’est toujours émouvant d’être remercié pour ce qu’ont fait nos prédécesseurs.

De nos jours, tout cela se perd. À commencer par les vétérans qui ont participé à ces événements. Bientôt, nous n’aurons plus de témoins vivants de ce moment important dans l’histoire occidentale. Ce que nous devons espérer c’est que cela ne tombe pas dans l’oubli. Donner sa vie pour défendre son pays et ses valeurs ça mérite que l’on s’en souvienne…

Les commentaires sont fermés.